Voyage d’étude au Petit-Quevilly et à Sotteville-les-Rouen (Seine-Maritime)
Jeudi 24 juin, voyage organisé par Cible95. Participants : 43.
Suite aux différents colloques organisés autour de la « bibliothèque comme outil de lien social »,
un voyage d’étude a eu lieu le 24 juin dans deux bibliothèques municipales : Le Petit-Quevilly et Sotteville-les-Rouen, dans la banlieue de Rouen.
Suite aux différents colloques organisés autour de la « bibliothèque comme outil de lien social »,
un voyage d’étude a eu lieu le 24 juin dans deux bibliothèques municipales : Le Petit-Quevilly et Sotteville-les-Rouen, dans la banlieue de Rouen.
Ouverture de la médiathèque en 1994.
Superficie : 2 200 m².
Personnel : 14 agents.
17,7 % d’usagers-emprunteurs.
Les automates de prêts/retours constituent la principale « curiosité » de la médiathèque.
Historique : la maintenance 3M sur les portiques antivol étant arrivée à terme en 2006, il fut décidé de saisir cette opportunité pour changer de technologie. Méthodologie : visites de bibliothèques ; marché d’appel d’offre. Candidat retenu : NEDAP (qui travaille avec Opsys). Critère déterminant : « toutes les informations du catalogue devaient être retrouvées sur les automates ». Délais de mise en place : le codage des documents a duré 6 mois (la bibliothèque est restée ouverte au public durant cette période).
Mise en place des automates de prêts/retours (budget d’investissement).
3 automates + 9 platines RFID + étiquettes RFID pour 60 000 documents = 119 000 €
TTC.
Mobilier divers (étagères de retours + portiques antivol) + fluides + logiciels de couplage =
20 000 € TTC.
TOTAL = 139 000 € TTC .
→ Le coût d’une puce RFID est estimé à 0,10 € et baisse tous les jours.
Fonctionnement.
La bibliothèque propose 3 automates de prêts/retours (2 grands, 1 petit pour les enfants et personnes à mobilité réduite). Presque tous les prêts/retours passent par les automates (les postes de renseignement peuvent, le cas échéant, compléter le service). Le public range les documents dans des étagères organisés par grands domaines jeunesse/adulte/musique, etc).
Tous les documents de la bibliothèque ont une puce RFID, sauf les quotidiens, qui ne sont pas prêtés. La RFID permet théoriquement de gérer des piles entières de documents, mais au Petit-Quevilly les usagers passent les documents un par un sur les automates, pour éviter le risque d’erreur. Les usagers peuvent imprimer un reçu s’ils le souhaitent. En cas de panne électrique, les automates fonctionnement de manière autonome.
Le public et les automates.
L’adaptation du public a pris entre 2 et 3 mois. Les enfants et les jeunes se sont très vite approprié les automates. Le public est très globalement satisfait, et semble, d’après ce que nous avons pu observer, s’y être habitué. Les usagers échangent plus souvent qu’avant avec les bibliothécaires aux postes de renseignement. Les automates ont fait disparaitre les situations de conflits avec les usagers. Aucune modification sensible de la structuration des prêts n’a été enregistrée. Il y a deux ans, seule une petite dizaine d’usagers a manifesté son mécontentement, certains craignant des restrictions de postes.
Ouverture de la médiathèque : 2004.
Superficie : 2 400 m².
20 % d’usagers-emprunteurs, 9 000 inscrits, 3 000 passages par semaine.
Le projet.
L’origine du projet remonte à 1999. La méthodologie mérite d’être soulignée, tant elle était (est encore) inédite en France. En effet, une enquête préalable auprès du public avait fait apparaitre les demandes suivantes : la bibliothèque est un lieu d’emprunts, elle doit pouvoir guider le public, elle doit être un lieu de découvertes, un lieu d’apprentissage, un lieu de rencontres, un lieu qui favorise le « creuset social ».
Le concours d’architecture a été remporté par H. Gaudin, célèbre architecte, qui avait promu les solutions suivantes : une bibliothèque sur un niveau et demi, qui propose différentes ambiances correspondant aux usages du public, et dont l’organisation spatiale sera très vite lisible par ses usagers, le tout dans une architecture discrète, qui se fond dans son environnement.
La médiathèque : organisation des espaces.
Les espaces internes et les espaces publics ont été clairement distingués par l’architecte, pour matérialiser la distinction entre les deux moments forts du travail des agents. La médiathèque est répartie sur un niveau et demi : un R-d-C presque entièrement décloisonné, et une grande mezzanine. La médiathèque est constituée de 9 pôles :
- L’espace Infodocs (documentation pratique)
- L’espace Découvertes (documentaires adultes)
- L’espace Forum (presse)
- L’espace Apprentissage (documentaires et fictions jeunesse)
- L’espace Famille (albums et jeux en bois)
- L’espace Ressources (1 salle de travail de groupe, 1 salle multimédia, 2 laboratoires de langues, 1 salle d’étude pour le travail individuel)
- L’espace Fiction (romans adultes, DVD)
- L’espace Musique (CD)
- L’espace Mémoire (Histoire, fonds local, récits de vie)
Espaces auxquels s’ajoutent : 1 salle pour l’heure du conte (panneaux de séparation amovibles), 1 salle pour les animations, 1 salle d’étude pour les collégiens. La médiathèque propose le prêt de jeux de société, pour les petits et les grands (600 jeux).
La médiathèque : organisation du travail.
Philosophie : l’équipe de la bibliothèque a été constituée autour de 3 axiomes ou valeurs :
Responsabilité : chaque agent a au-moins une responsabilité, transversale ou non
Polyvalence : tout le monde fait du prêt, y compris la directrice (10 heures par semaine environ) à tous les postes. Quelques postes nécessitant des compétences plus techniques (multimédia) sont réservés à quelques agents. Le temps de présence à un poste public est d’une heure.
Mixité : des pôles transversaux (poldoc, animations…) ont été constitués, permettant à des agents de toutes les sections de se réunir.
Le public de la médiathèque, dix ans après.
En 2009, une nouvelle enquête auprès du public a été menée. Elle a fait apparaitre la place considérable prise par les « séjourneurs » et des usages sur place (consultation de la presse, butinage, accompagnement de proches…). La médiathèque est perçue comme un « lieu de repli ». « Ce sont les séjourneurs qui font l’ambiance de la médiathèque » (Sylvie Auzou, directrice).
Un grand merci à Sylvie Auzou à Sylvie Cordier (directrice de la médiathèque du Petit-Quevilly) et leurs équipes, pour leur accueil et pour leur professionnalisme.
Superficie : 2 400 m².
20 % d’usagers-emprunteurs, 9 000 inscrits, 3 000 passages par semaine.
Le projet.
L’origine du projet remonte à 1999. La méthodologie mérite d’être soulignée, tant elle était (est encore) inédite en France. En effet, une enquête préalable auprès du public avait fait apparaitre les demandes suivantes : la bibliothèque est un lieu d’emprunts, elle doit pouvoir guider le public, elle doit être un lieu de découvertes, un lieu d’apprentissage, un lieu de rencontres, un lieu qui favorise le « creuset social ».
Le concours d’architecture a été remporté par H. Gaudin, célèbre architecte, qui avait promu les solutions suivantes : une bibliothèque sur un niveau et demi, qui propose différentes ambiances correspondant aux usages du public, et dont l’organisation spatiale sera très vite lisible par ses usagers, le tout dans une architecture discrète, qui se fond dans son environnement.
La médiathèque : organisation des espaces.
Les espaces internes et les espaces publics ont été clairement distingués par l’architecte, pour matérialiser la distinction entre les deux moments forts du travail des agents. La médiathèque est répartie sur un niveau et demi : un R-d-C presque entièrement décloisonné, et une grande mezzanine. La médiathèque est constituée de 9 pôles :
- L’espace Infodocs (documentation pratique)
- L’espace Découvertes (documentaires adultes)
- L’espace Forum (presse)
- L’espace Apprentissage (documentaires et fictions jeunesse)
- L’espace Famille (albums et jeux en bois)
- L’espace Ressources (1 salle de travail de groupe, 1 salle multimédia, 2 laboratoires de langues, 1 salle d’étude pour le travail individuel)
- L’espace Fiction (romans adultes, DVD)
- L’espace Musique (CD)
- L’espace Mémoire (Histoire, fonds local, récits de vie)
Espaces auxquels s’ajoutent : 1 salle pour l’heure du conte (panneaux de séparation amovibles), 1 salle pour les animations, 1 salle d’étude pour les collégiens. La médiathèque propose le prêt de jeux de société, pour les petits et les grands (600 jeux).
La médiathèque : organisation du travail.
Philosophie : l’équipe de la bibliothèque a été constituée autour de 3 axiomes ou valeurs :
Responsabilité : chaque agent a au-moins une responsabilité, transversale ou non
Polyvalence : tout le monde fait du prêt, y compris la directrice (10 heures par semaine environ) à tous les postes. Quelques postes nécessitant des compétences plus techniques (multimédia) sont réservés à quelques agents. Le temps de présence à un poste public est d’une heure.
Mixité : des pôles transversaux (poldoc, animations…) ont été constitués, permettant à des agents de toutes les sections de se réunir.
Le public de la médiathèque, dix ans après.
En 2009, une nouvelle enquête auprès du public a été menée. Elle a fait apparaitre la place considérable prise par les « séjourneurs » et des usages sur place (consultation de la presse, butinage, accompagnement de proches…). La médiathèque est perçue comme un « lieu de repli ». « Ce sont les séjourneurs qui font l’ambiance de la médiathèque » (Sylvie Auzou, directrice).
Un grand merci à Sylvie Auzou à Sylvie Cordier (directrice de la médiathèque du Petit-Quevilly) et leurs équipes, pour leur accueil et pour leur professionnalisme.

