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Coopération Inter-Bibliothèques pour la Lecture et son Expansion
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Comité Ado



Ce comité de réflexion sur le public adolescent existe depuis 2004. Le but des réunions est d’aborder une réflexion sur les collections mises à disposition, la gestion des espaces et l’accueil des adolescents. Ce groupe a beaucoup travaillé en 2005 pour la préparation et la réalisation du colloque « Adolescents et bibliothèques : je t’aime, moi non plus » qui s’était déroulé en partenariat avec le Conseil général – Service de la BDVO, le 20 octobre 2005.

Référent : Christine Robert, BM Montigny
montigny.les.cormeilles.bibliotheque@wanadoo.fr



Date
de la prochaine réunion

?
de 9h30 à 12h

Bibliothèque municipale A. Cohen
4 rue de la gare
95320
SAINT-LEU-LA-FORET

Tel : 01 34 18 36 80
stleu.bibliotheque@wanadoo.fr

 



Compte rendu de la réunion
du comité de réflexion sur l'accueil des adolescents en bibliothèque.

20 Novembre 2008

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La dernière réunion du comité de réflexion sur l’accueil des adolescents de Cible 95, le 20 novembre 2008, à la bibliothèque municipale de Pierrelaye, a permis aux participants de faire un point précis sur les pratiques et les questionnements en cours concernant l’utilisation d’internet par le jeune public dans chacune de leur  bibliothèque.
Cette rencontre a permis une réflexion productive et riche d’enseignements communs à partir d’expériences actuelles de quatre bibliothèques municipales de taille moyenne (de 10 000 à 20 000 hab.) : Pierrelaye, Montigny les Cormeilles, Montmorency et Saint Leu la Foret

Collaborations de Françoise Pascal, Marjorie Bonard, Mickaël Avignon, Olivier Soudet, Christine Robert, Laurence Schmitt, Patrick Goczkowsi, Laurence Lourdel, Philippe Gaubert, Sylvie Pessis.

Les ados et internet à la bibliothèque : une opportunité ou une prise de  risque ?
Les bibliothèques publiques proposent dorénavant en grande majorité des postes internet en consultation, l’investissement en équipement est moins une problématique que leur fonctionnement propre. Cependant, malgré une expérience avérée et une utilisation régulière d’internet par le public depuis plusieurs années, subsistent diverses interrogations des professionnels vis-à-vis des adolescents. Il est vrai que de nombreux établissements ont d’ors et déjà établi règles, chartes et philosophies d’usages. Mais ces dernières prérogatives ne doivent-elles pas sans cesse être redéfinies et proclamées  face aux demandes des élus et hiérarchies de tutelle, aux inquiétudes récurrentes des  parents et surtout  suite à une culture numérique des jeunes très spécifique qui s’impose durablement ?
Selon un rapport sénatorial  récent*(1) sur les nouveaux médias et les jeunes, 96 % des 10-17 ans et 77 % des 6-17 ans surfent presque tous les jours sur internet. 70 % des moins de 18 ans ont déjà chatté, 72 % des parents admettent laisser leurs enfants surfer seuls…Pascal Lardellier, sociologue, auteur de « Le pouce et la souris », chez Fayard, présent au dernier congrès ABF de Reims*(2), parle de lame de fond, de diktat adolescent et décrit une culture « ludique, personnalisée, dynamique, fulgurante et réticulaire ». Les notions d’identités de culture, de civilité, de langue, de rapport au temps et à l’espace se voient bouleversées. Les jeunes s’expriment (blogs et chat), téléchargent (P2P), délirent (MSN), se documentent (google), jouent (en ligne),  majoritairement  …
Et la bibliothèque dans tout ça ?
Les pratiques numériques.  Ecran et ados dans nos  bibliothèques.
Après un tour de table, les membres du comité ont pu faire un point global  sur ce qui se passe réellement sur le terrain et comment la situation évolue. On peut ainsi observer, pour les 4 bibliothèques présentes, une large désaffection des encyclopédies papier au bénéfice des outils wikis ou autres. De fait, au fil du temps, les politiques d’acquisition se transforment nettement. Les achats de documentaires évoluent et s’affinent, s’adaptent radicalement suivant l’offre éditoriale et les nouveaux besoins des lecteurs. Les ressources en ligne apparaissent, se banalisent presque, avec encyclopédies et abonnements. Ici la taille de l’établissement  n’entre absolument  pas en ligne de compte bien au contraire (ex. de la BM de Pierrelaye).
Pour la presse, il est intéressant de coupler l’édition papier et l’abonnement numérique (ex du Monde). Reste par la suite, à communiquer aux lecteurs et leur faire prendre l’habitude de consulter ces nouvelles ressources sur écran. Les portails internet avec les catalogues en ligne ont un rôle primordial d’information, en exemples ceux d’une intercommunalité comme la Cavam*(3) pour la BM de Montmorency ou pour la BM de Pierrelaye, avec la récente mise en place d’une offre web 2.0  attrayante avec flux RSS*(4). Les usagers adoptent très vite une démarche interactive dans les petites structures, exploitent de suite les possibilités qui leur sont offertes (réservations Revodoc*(5) par ex pour Montigny) ce qui fait évoluer bien entendu obligatoirement les points de vues et attitudes des professionnels.
Mais en ce qui concerne, les pratiques adolescentes, rien n’est simple et uniforme…En parallèle d’une pratique universelle et polyvalente des adultes, il reste de larges disparités selon les contextes locaux. Cela semble tenir principalement à la nature sociologique du jeune public, son  habitude de fréquentation du lieu, l’offre territoriale déjà en place dans d’autres services et de contraintes techniques diverses.  En effet, ici et là, on chatte ou non, on joue ou non. A Montigny, les ados blogguent ou jouent principalement. A Montmorency, ça MSNe sans interdictions mais avec accompagnement tandis qu’à Pierrelaye pour le moment, les jeux ne sont pas possibles car proposés par le service municipal pour la jeunesse.
En fait apparaît une constante : ils veulent se divertir, faire des jeux en réseaux, rester de longs moments ensemble, agglutinés, sur des sites de catch, sur les chanteurs à la mode, les barbies et consorts ….Eh oui, et alors ? Reste un réel problème de légitimité, une image de positionnement culturel déviante à assumer pour la bibliothèque non sans incompréhensions venues de l’extérieur…Car pourquoi interdire les jeux en ligne et permettre les jeux d’échec, voir pourquoi continuer à acheter des livres de boxe pour le rayon sport, discipline  pourtant très prisée par eux sur youtube? Les recommandations de l’Ifla ont attribué aux bibliothèques une mission de divertissement, une prise en compte de pratiques diversifiées des usagers liées à la notion de loisir, avec, en illustration, la multiplication d’ouvertures dominicales pour certains établissements.
Or bannir certaines pratiques, c’est exclure un public. Interdire et réglementer strictement, c’est à coup sur rejeter toute une tranche d’âge qu’on a bien du mal à faire venir par ailleurs dans nos locaux. Un accommodement est à trouver, plutôt, un  ajustement adapté, presque du cas par cas pour certains endroits avec une souplesse quasi indispensable. Car existerait-il des solutions miracles ?
Des problèmes ? Un positionnement nécessaire de chacun.
La bibliothèque est devenue un pivot au cœur des cités, chose admise par tous avec Internet parfois en fer de lance remplaçant avantageusement comme à Montigny une offre multimédia et musicale lacunaire. Cet outil est partie intégrante du service public, aide de proximité contribuant pleinement au lien social. Le colloque organisé par Cible 95 et la BDVO *(6), le 11 décembre dernier, sur ces thèmes précis, a prouvé par les nombreux témoignages apportés que la bibliothèque se devait dorénavant de proposer, aller vers, offrir, écouter, être véritablement « le lieu de tous les possibles ».
Cependant, et l’actualité semble le prouver régulièrement, des problèmes autour de l’utilisation d’internet peuvent apparaître d’où une indispensable réglementation et contrôle minimum, notamment au sein des familles, faits prouvés par les campagnes TV actuelles de sensibilisation du ministère de la famille *(7) sur les dangers du net.
En bibliothèque, encore faut-il prouver qu’il y a réellement des  problèmes répétitifs.
A Montmorency, les responsables n’auraient observé qu’une seule image pornographique intempestive en six ans. Il est vrai qu’une pollution immédiate, même avec bridage est parfois envahissante. Toutefois, les bibliothécaires restent parfois sur des impressions et il parait donc indispensable pour analyser au plus près les situations et les incidents, d’établir des relevés et statistiques aussi bien des fréquentations, des contenus grâce aux historiques, du profil des utilisateurs ceci au quotidien. Aux bibliothécaires de déjouer les pièges au fur et à mesure et trouver les parades.
De l’avis de tous, il faut bien la durée d’une année entière pour mettre en place une réglementation  suivie. Sans être permissif, il suffit d’instaurer des règles cohérentes. Ainsi, la durée d’utilisation sera généralement d’une heure avec ou sans réservations pour les inscrits de la bibliothèque. Mais c’est le jeune âge des utilisateurs d’internet qui pose le plus souvent question. A Saint Leu, les moins de 10 ans doivent être accompagnés, c’est pareil pour Montigny. A Montmorency, il n’y a pas de règles même si l’équipe désire fortement pour l’avenir instaurer un bridage assez efficace pour à terme permettre au jeune utilisateur d’utiliser en toute autonomie et sans risque un  écran dédié. Les chartes d’utilisation et les différentes décharges à faire signer aux parents et responsables soutiennent les bibliothécaires (ex celle de Montigny) mais n’empêchent pas une prévention et un accompagnement de fait. Est ainsi préconisée la présence des parents quand c’est possible mais pour certaines bibliothèques les utilisateurs de moins de 10 ans viennent seuls majoritairement (ex. de Pierrelaye). Il ne faut pas nier les phénomènes d’addictions fréquentes plus qu’on ne croit  (sur Dofus par exemple) qu’on a pu souvent observer.
Rien n’est parfait et ce seront surtout les solutions techniques qui seront garantes d’une utilisation maîtrisée  avec l’installation de filtrage divers  (liste de l’Université de Toulouse, filtre de l’Education Nationale), systèmes divers à moduler et à bien mesurer avec l’aide ou non du service informatique. Un choix judicieux de SGIB et ses modules de gestion d’internet sera tout simplement déterminant et porteur de réponses adéquates. Une signalétique conséquente, la présence constante du personnel, du matériel directement à vue du public permettraient, également, une éventuelle autodiscipline favorisée par une liberté d’utilisation soigneusement dosée…
Formations et préventions. Des activités et des outils à proposer
Nos « digitals natives », selon l’expression inventée par Marc Prensky, ne sont pas aussi doués qu’ils veulent nous le faire croire, loin de là. Ils sont naïfs et parfois inexpérimentés. Et hélas, les ados seront bien les derniers à nous réclamer des formations pour utiliser internet à bon escient et nient leurs difficultés. C’est aux professionnels de bibliothèques de ruser et de proposer par voies détournées des activités autour du multimédia. La demande des adultes, surtout des seniors, est en hausse permanente mais l’urgence semble du côté des jeunes concernant un apprentissage numérique intelligent et surtout une recherche opérante leur permettant une meilleure utilisation des ressources documentaires. Le juste emploi d’internet, c’est aussi affaire de discussion, de partage  et d’échanges avec les jeunes. Leur blog est perso, c’est admis. Mais l’adulte est là pour informer, prévenir, le professionnel livrer les clés pour comprendre, le parent éduquer, diriger.

Car de bonnes choses peuvent être réalisées grâce à internet dans les bibliothèques avec les ados. Déjà, les faire venir et c’est le grand essentiel. Après, existent des animations sur écran que ce soit lors de la fête de l’internet ou à l’occasion par exemple de la Fête du Cinéma d’Animation en collaboration avec les services culturels ou cinémas municipaux. L’AFCA * (8) propose, en VOD, des programmes spécifiques pour les médiathèques avec la projection de petits chefs d’œuvres adaptés à tous âges. A Montigny, un partenariat avec l’éducation nationale a pu être porteur. Lors de courtes séances, les élèves des écoles primaires sont sensibilisés à la recherche documentaire. Habituellement, comme à Montmorency, ces actions semblent la base au même titre qu’un simple accueil de classes.
L’association Ar-Image*(9), qui a pour objet la culture numérique dans le Val d’Oise,  a organisé récemment dans diverses bibliothèques du département une série de conférences pour présenter le concept des ateliers numériques. Les objectifs : favoriser les accès aux nouvelles technologies, développer des passerelles  et offrir des contenus ludiques (mangas, réalisation de CD, de blogs, courts-métrages, initiation PAO, fresque numériques…
Il faut songer au subventionnement Politique de la ville pour trouver des aides financières (projet CIVIQ) permettant de mettre aisément en place ce genre de projets.
Autres centres de ressources : association Influx-sensitif, association Fantaisine, association Fency TV, association Artefact Cergy, association écran VO, Combo95 ressource musicale du Val d’Oise et également Le Cube , espace culturel dédié à la création numérique , Association art dans la cité , promotion de l’art contemporain, centre des arts d’Enghien-les-Bains…
Christine Robert, référente Cible 95, du comité de réflexion sur l’accueil des adolescents en bibliothèque.
Contact : bibliothèque municipale Georges Brassens de Montigny les Cormeilles 01.30.26.37.80
Bibliotheque.georges.brassens@wanadoo.fr

(1)http://www.senat.fr/noticerap/2008/r08-046-notice.html
(2)http://www.abf.asso.fr/article.php3?id_article=971
(3)http://www.agglo-cavam.fr/media/media4999790.pdf
(4) http://www.bibliotheque-pierrelaye.net/bibliotheque-pierrelaye.net/opac
 (5) http://bibliotheques.valdoise.fr/content/heading1496/content26667.html
(6) http://www.cible95.net/Formation/JourneesEtude.html
 (7)http://www.travail-solidarite.gouv.fr/actualite-presse/dossiers-presse/responsabiliser-parents-enfants-internautes....html
(8) http://www.afca.asso.fr/
(9) http://www.ar-image.org/
Et aussi :
http://bbf.enssib.fr/sdx/BBF/frontoffice/2008/04/document.xsp?id=bbf-2008-04-0067-001/2008/04/fam-apropos/apropos&statutMaitre=non&statutFils=non

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COMITE DE REFLEXION ACCUEIL DES ADOLESCENTS EN BIBLIOTHEQUE

COMPTE RENDU

Réunion du 27 mars 2008
Bibliothèque Municipale Georges Brassens Montigny lès Cormeilles




Programme prévu

  • Visite de la bibliothèque 
  • Mot de la présidente
  • Objectifs du comité 
  • Echanges d’expériences et pistes de travail 

Participants

  • Christiane Montalescot BM Argenteuil ;  Laurence Lourdel BM Montmorency ;  Laurence Lainé BM Groslay ;  Chorok Khazzar BM Eragny ;  Sonia Seddiki BM Beauchamp ;  Anne-Sophie Paulmin, Catherine Gölher, Corinne Thoa, Sandrine Binay, Christine Robert BM Montigny lès Cormeilles ; Hélène Hollebèke-Nicolas BM Sannois ; Mélanie Seufort, Sandrine Callegaro BM Franconville ; Nelly Massuyeau, Nathalie Goniche BM Eaubonne ; Mickaël Avignon, Laurence Schmitt BM Pierrelaye ; Patricia Lazar BM Bessancourt, Simon Rousselot, documentaliste du Collège Camille Claudel à Montigny lès Cormeilles.


1) Mot de la Présidente :

Le comité de réflexion sur l’accueil des adolescents de Cible 95 est né courant 2004 avec comme axe de travail principal l’organisation du colloque « Adolescents et bibliothèques : Je t’aime moi non plus » du 20 octobre 2005, en collaboration avec la BDVO. A cette occasion, une vaste enquête fut réalisée sur le sujet dans une trentaine de bibliothèques du Val d’Oise concernant les pratiques des bibliothécaires et l’état des lieux, des initiatives et des problématiques. Mis en sommeil en 2006 et  2007, ce comité est de nouveau actif. Deux ans après le colloque, il était intéressant de faire le point sur la question, d’établir un  constat des situations dans nos bibliothèques et d’envisager d’autres pistes de travail et de réflexions adaptées à l’évolution de ce public en constante mutation. Ceci répond ainsi aux demandes de nombreux collègues désireux de partager leurs expériences, questionnements ou difficultés diverses.
Les actes du colloque de 2005 sont disponibles sur demande à la Médiathèque de Sannois


2) Objectifs du comité :

A l’appui de deux réunions annuelles, fixant par avance des thèmes précis à aborder, ce comité propose principalement aux bibliothèques adhérentes, une réflexion commune sur l’accueil des adolescents en bibliothèques.
Il s’agit ici de proposer des pistes de travail concrètes, de partager des expériences d’animations et d’aménagement des espaces, de prévoir s’il en est besoin des actions de formations, rencontres ou visites. Ces échanges visent à  alimenter et enrichir en permanence nos pratiques avec les équipes en place. Ce comité ne pourra trouver son utilité et sa pérennité que grâce à l’apport de chacun.
Ainsi, est proposée, en autre, la création future d’un blog ou « forum de discussion » en ligne,  support idéal de communication, d’accès aisé et source d’informations collectives en tous genres, soumis, de fait, à la contribution de chacun.


3) Discussions et pistes de travail :

Initiatives dans les bibliothèques, animations diverses.

Un tour de table dresse un premier éventail d’actions entreprises.

Exemples : jury d’adolescents à Argenteuil avec Christophe Lambert, interventions hors temps scolaires au CDI à Groslay, expériences avec le collège à Montmorency et festival mangas à Beauchamp, intervention d’un comédien passeur de textes littéraires  et  création d’un espace Culture Urbaine à Sannois, ateliers multimédia ,slam et  mangas à Montigny, enrichissement du Comité Jeunesse de Cible géré par Bessancourt par l’apport de romans ados …La présidente rappelle l’existence et l’utilité de tous les contrats Civiq (Politique de la ville) existants pour les animations mis en place par de nombreuses municipalités : les bibliothèques doivent elles aussi en bénéficier mais il faut avant tout les réclamer et ne pas se faire oublier sur ce terrain.
Mais très vite sont posées sur la table les difficultés rencontrées et les façons de les appréhender par les membres du comité:

Les problèmes d’appropriation de l’espace

Certaines structures souffrent du comportement abusif d’adolescents qui investissent l’espace et « squattent » apportant nuisances et gênes pour les autres publics, démoralisant les équipes en place vite impuissantes. Nous sommes pleinement responsables de la sécurité des autres usagers. Le problème peut devenir  aigu si des solutions et négociations diverses ne sont pas vite apportées. C’est Ici, tout le sens de la place de l’adolescent  dans les bibliothèques qui est  abordée de manière tout à fait pragmatique et qui relève d’un quotidien parfois difficile à vivre pour les bibliothécaires. Avant d’arriver à des situations de non-retour, quelles peuvent  être  les réponses ou débuts de réponses à adapter à chaque situation locale ?

  • Importance du partenariat extérieur : Services municipaux pour la jeunesse, éducateurs de rue, Education Nationale.
  • Faire intervenir la police municipale  régulièrement et à bon escient.
  • Informer les parents ou la famille par lettre et par l’intermédiaire de la mairie.
  • Informer systématiquement ses autorités de tutelle, DAC et DGS …Ne jamais rester seuls.

Au-delà de ces mesures dite d’urgence, doit s’élaborer en aval un processus d’entente qui ne peut se faire qu’à partir d’une série de dispositions générales inclues dans le fonctionnement initial, interne ou externe,  de la bibliothèque. Ces règles et pratiques se doivent d’être ancrées dans l’équipe et partagée intégralement et équitablement par tous, public inclus.
Ainsi, certaines pistes, ont ensuite pu être énoncées de façon judicieuse par les collègues présents.

Les aménagements nécessaires de l’espace, les  comportements des professionnels et du public et la politique d’acquisition en question

La gestion de l’espace, l’aménagement des locaux, la circulation générale, les conditions d’accueil, autant de points qui apparaissent, au fil des discussions des membres du comité, comme le nerf de la guerre…Cela rejoint bien évidement la question de l’implication de l’équipe, partielle ou non, face aux problèmes posés par les ados. Le décloisonnement total mais maîtrisé peut être une solution  (ex de la BM de Montpellier). Beaucoup des collègues présents conseillent et  prônent prioritairement des changements de mobiliers, voir de niveaux pour les espaces dédiés, de salles, si c’est le cas : actions qu’il faut entreprendre sans trop hésiter, « chambouler » sans cesse l’ordre établi pour surprendre, adapter, ajuster, essayer peut être échouer puis recommencer… (à Eaubonne par  ex, tout est sur le même plan, les équipes interviennent ensemble). Parfois les ados imposent et marquent eux même leur territoire et surprennent (Ex à Bessancourt ou à Montigny), positivement voir négativement.
Restent, ensuite, les comportements généraux des uns et des autres dans les bibliothèques et la politique d’accueil de l’équipe qui régit tout et devrait toujours constituer à elle seule un véritable projet de service. L’évolution du public est telle qu’elle nous oblige à un éternel recommencement de nos pratiques et  expériences. Le découragement est parfois présent, le changement collectif difficile  mais on se doit de considérer en permanence toutes ces demandes extérieures permanentes et parfois nouvelles, propres au contexte local, au quartier : Ex : la salle d’étude quand elle existe, une nécessité pour certains dorénavant qui ne peuvent travailler chez eux, terrain de jeux ou no man’s land , le poste internet , vital pour beaucoup, les usuels délaissés par la majorité. Les blogs s’imposent comme mode d’expression majeure des jeunes : à nous de mieux les connaître et de les adopter dans notre propre fonctionnement. La bibliothèque doit alors proposer avant tout, pour ce public en pleine mutation, en recherche, en mal de repères,  un rôle de médiation et se définir prioritairement comme lieu de rencontre en s’appuyant sur beaucoup de remises en questions et d’aménagements.
La politique d’acquisition générale, la mise à disposition des collections, apparaît ensuite comme l’une des clés de voûte de toutes les problématiques abordées. Mais la question est tellement vaste et essentielle qu’elle pourrait à elle seule faire l’objet d’une séance de travail pour le comité…à suivre donc.

Relations avec les collèges et documentalistes. Enquête de la BDVO

Etablir de réelles passerelles entre le collège et la bibliothèque n’est pas toujours aisé et automatique, loin de là. Ces relations sont pourtant essentielles, facilitent le travail de tous au quotidien, engendrent une communication efficace, apportent des réponses à de nombreux problèmes communs. Ce lien doit se créer avec tous les partenaires et ceci à chaque niveaux : il doit s’officialiser et gagne à être validé par les inspecteurs d’académie. Impliquer les principaux de collèges, se faire soutenir par sa hiérarchie permet une liaison réelle et l’aboutissement de projets constructifs. Il faut compter sur les courriers, parfois répétitifs, et surtout les rencontres pour créer déjà un vrai partenariat. Commencer simplement par des interventions sur le temps du midi par exemple (Beauchamp avec 61 élèves inscrits), s’imposer,  faire apprivoiser les deux entités se faire accepter et reconnaître, forcer la main à des profs qui n’ont jamais le temps et n’habitent pas sur place…Puis, à l’instar des primaires et des maternelles, inclure les collégiens dans le planning d’accueil de classes autant qu’il est possible. Tout peut être prétexte pour rendre les relations habituelles et régulières (exposition des travaux d’arts plastiques d’élèves à Montigny, prestation de slam avec la prof de français, projet de bibliographies communes et création d’un point info-collège dans la bibliothèque…une grille suffit). On peut imaginer un partenariat complet (salle dédiée) ou rencontre informelle dans le hall du collège avec les parents lors de la remise des bulletins en compagnie du Service Jeunesse Municipal (Montigny). Il est à souligner le travail approfondi de beaucoup de documentalistes lors de la Semaine de la Presse au collège chaque année (mars) : cela pourrait être l’occasion de mutualiser nos ressources documentaires. La présence d’un documentaliste « nouvelle génération »,  lors de ce premier comité, remet quelques pendules à l’heure : le problème budgétaire (achat et personnel) reste crucial en CDI ce qui ne facilite guère les rapprochements spontanés, hélas.
La BDVO a fait circuler récemment un questionnaire aux bibliothèques de son réseau pour affiner son action d’aide et de soutien : Travaillez vous ou avez-vous travaillé avec des collèges ?, quels types d’action ?, quels bilans ? Il serait intéressant d’en connaître les résultats, au final, afin d’analyser concrètement où le bât blesse…réellement.


4) Visite de la bibliothèque de Montigny lès Cormeilles :

Inaugurée le 31 mars 2007. 820 m² d’espace sur deux niveaux en décloisonnement total. Création de 11 zones thématiques avec documentaires enfant-adultes fusionnés.28 000 documents « environ », 91 titres de périodiques. Equipe de 7 personnes. 21h30 d’ouverture. Gratuité des inscriptions. Catalogue en ligne, membre du réseau  REVODOC.
Voir : http://www.montigny.fr pages bibliothèque (temps libre)
Architecte : Marion Echegut. Mobilier : Schlapp Mobël. Logiciel Carthame de Décalog avec système  RFID Ident.
Prochaines animations : prestation slam le samedi 17 mai à 15h avec le collège Louis Aragon et l’association slam et C°. Contes Doudou avec Florence Desnouveaux le mercredi 21 mai à 10 et 11 heures.


5) Références diverses :

 

Christine Robert, référente comité de réflexion sur l’accueil  des adolescents en bibliothèque

Contact : Bibliothèque Municipale Georges Brassens, Montigny lès Cormeilles 95370
Tel : 01.30.26.37.80  e-mail : bibliotheque.georges.brassens@wanadoo.fr

Présidence de Cible 95 : Hélène Hollebeke-Nicolas Médiathèque Municipale
Square Jules Ferry 95110 SANNOIS
Tél. : 01-39.81.80.17 – e-mail : helenehollebeke@hotmail.com
Cible 95 – http://www.cible95.net- e-mail : cible95@wanadoo.fr
Siège social : Bibliothèque André-Malraux, rue Saint-Flaive, 95120 ERMONT

Tél. 01-34-44-19-99 – Fax : 01-34-44-19-91

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