Critiques BD Cible95 : les "Indispensables" de Novembre 2003

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Titre : Le voleur d'étoiles
Titre de série : Un drôle d'ange gardien
No dans la série : 5
Dessins : Sandrine Revel
Scénario : Denis-Pierre Filippi
Editeur : Delcourt
Collection : Delcourt Jeunesse
Prix : 8,4 euros
Niveau : Enfant
Catégorie : Indispensable
Bibliothèque auteur : BM Fosses
Auteur de la critique : NL
Date : 27/11/03



Critique : Les anges arrivent dans la campagne où Marie et Jean commence une vie de famille, car un voleur d'étoiles y sévit. Le tome 5 peut se lire indépendamment même si au fil des albums, il y a une progression de la situation des personnages. C'est poétique et frais, autant par le dessin que par le scénario.
 
Titre :  Rencontres
Titre de série : Le Chant des Stryges 
N° dans la série :  7
Dessins:  Richard Guerineau
Scénario :  Corbeyran
Couleurs : Ruby
Editeur : Delcourt
Prix :  	9,45 €
Niveau :  Adultes
Catégorie :  Indispensable
Date :  27/112003

Chaque année depuis 7 ans, Kevin Nivek et l'Ombre se retrouvent pour tenter d'exorciser le traumatisme occasionné par leur étonnante expérience face aux Stryges. Cette fois pourtant, bousculés par les évènements, rattrapés par le passé et poursuivis par le spectre de l'insaisissable Sandor G. Weltmann, ils envisagent de faire à nouveau face au phénomène. Le nouveau cycle de la série s'ouvre sur une intrigue haletante, placée sous le signe de quelques rencontres et révélations inattendues. C'est toujours aussi bon ! Quel plaisir de retrouver les personnages d'une des meilleures séries du moment. Dessin et scénario prenant pour une bande dessinée qu'on a hâte de retrouver.
Titre :  L'Oracle
Titre de série : Les Seigneurs d'Agartha
N° dans la série :  2
Dessins:  Philippe Briones
Scénario : Isabelle Plongeon  
Editeur : Soleil
Prix :  	12,50 €
Niveau :  Adultes
Catégorie :  Indispensable
Date :  27/112003

 
Steve et le seigneur Bakou sont projetés aux frontières des terres proscrites d'Agartha, là où vit le terrible seigneur Bélial. Les deux seigneurs se disputent aussitôt la propriété de l'humain... Où l'on apprend plus sur le monde d'Agartha, les seigneurs qui le peuplent, leur liens avec la Terre et surtout sur la famille Davis. Une très bonne BD de fantasy, qui, bien que se déroulant sur plusieurs plans et dans plusieurs endroits et multipliant les héros (3 générations de la même famille), reste cohérente. La suite, la suite ! On a hâte de comprendre……….
Titre :  L'Ennemi qui est en moi
Titre de série : Le Miroir des Alices
N° dans la série :  1
Collection : Soleil Levant
Dessins & Scénario : Kara
Editeur : Soleil
Prix :  	12,50 €
Niveau :  Ados/Adultes
Catégorie :  Indispensable
Date :  27/112003


Quand les hommes doutent d'eux-mêmes, ils se tournent vers la religion. Mais quand les dieux doutent d'eux-mêmes, vers qui peuvent-ils se tourner ? Ainsi commence la quête d'Alice, une femme accidentée dont la conscience est projetée dans un univers virtuel : le miroir des Alices ! Un pays des Merveilles où tout est possible, et où l'être humain peut se remettre en question au-delà de toute morale manichéenne. Parvenue au stade de divinité virtuelle, Alice découvrira que son pire ennemi à combattre est avant tout soi-même… Epoustouflant. On plonge dans un univers riche et bien construit, graphiquement splendide, qui nous emmène à la frontière du réel et de l'iréel, dans un monde ouvertement inspiré de Lewis Carrol. Beaucoup de références à des notions religieuses, et informatiques peuvent dérouter. En tout cas, bluffant et captivant. Vivement la suite !
Titre :  Le Sixième doigt du Pendjab
Titre de série : Carmen Mc Callum
N° dans la série :  6
Collection : Néopolis. Série B
Dessins:  Gess
Scénario :  Fred Duval
Editeur : Delcourt 
Prix :  	12,50 €
Niveau :  Adultes
Catégorie :  Indispensable
Date :  27/112003


 
Septembre 2053. Pour Carmen, la spécialiste des exfiltrations, le temps de la retraite s'achève. Son compagnon, Russel, vient d'être porté disparu suite au torpillage de son bateau par un mystérieux submersible. Entre Paris et Auckland, Carmen travaille cette fois pour son propre compte. On l'attendait, il est arrivé et il est à la hauteur des premiers. A peine entamé, le troisième cycle des aventures de Mc Callum et de ses acolytes démarre sur des chapeaux de roues. On y retrouve tous les ingrédients qui ont fait le succès des premiers cycles (nouvelles technologies, missions à hauts risques, méchants gratinés et héros sympathiques) mais les auteurs s'arrangent pour nous ménager un supense terrible et des révélations à venir. Mais quand paraît le volume 7 ??????????? Carrément indispensable.
Titre : Mon fils le tueur
Titre de la série : Donjon monsters
Dessins : Blutch
Scénario : Joann Safr
Scénario : Lewis Trondheim
Editeur : Delcourt
Prix : 9 € 45
Niveau : Ados, adultes
Catégorie : Indispensable
Bibliothèque auteur : Pontoise
Auteur de la critique : Thomas Viteau
Date : 27 /11/2003



Voilà la nouvelle cuvée de Donjon, le 20ème et le cru s'annonce plutôt bien. Ce donjon monster nous narre la jeunesse de Marvin le dragon. Embauché avec sa mère pour protéger Hyacinthe de Cavallère (futur gardien du donjon) menacé de mort, l'aventure s'annonce sanglante. L'action est menée tambours battants avec de nombreux rebondissements et des personnages qui ont une réelle épaisseur de caractère. On assiste parfois à des dialogues surréalistes. Du style la mère de Marvin qui lui demande de lui briser les os pour pouvoir se faufiler entre les barreaux de la prison. Avec Blutch aux commandes, le dessin se révèle très noir (une édition Noir et blanc existe). Les planches sont étonnantes tenant à la fois de l' esquisse (beaucoup de hachurés) et du dessin très abouti avec moults détails. Une vraie réussite.
 
Titre : Agadamgorodok 
Dessins : Pierre Bailly
Scénario : Denis Lapière
Editeur : Dupuis
Collection : Aire libre
Prix :12 €95
Niveau : Adulte
Catégorie : Indispensable
Bibliothèque auteur : Pontoise
Auteur de la critique : Thomas Viteau
Date : 27 /11/2003




Dans un Russie agonissante, Jules est un doux rêveur. Orphelin, il a été élevé par Féodor. Spéracédès, est un mafieux, un assassin, un homme qui ne dort plus et qui ne sait pas pourquoi. Tout les oppose et pourtant quelque chose semble les rapprocher malgré tout. A travers cet album tout en noirceur, Bailly et Lapière nous décrivent le destin de ces deux hommes dans une lointaine ville de Sibérie où l'espoir n'existe pas, où les gens disparaissent mystèrieusement. Mais où l'amour reste quelque chose de possible. Une jolie réussite.
 
Titre : Les heures sanglantes 			
Titre de série : Le Cri du Peuple 		
N° dans la série :3  		
Dessins : Tardi			
Scénario : Tardi 			
Scénario : D'après le roman de Jean Vautrin 			
Editeur : Casterman 			
Prix : 18 € 	
Niveau :Ado-Adultes 			
Catégorie : Indispensable 			
Bibliothèque auteur : Médiathèque Pontoise 	
Auteur de la critique :YG  	
Date :27/11/2003


Alors que les Versaillais enfoncent peu à peu les défenses de la Commune, le combat se transforme en guerre de barricades. Horace Grondin après des aveux met le sieur Hyppolite sur les traces du beau Tarpagnan. Celui-ci est lui-même sur les traces de la belle Gabriella Pucci devenu ambulancière, alors que ses amis Vallès et Mirecourt sont tués dans les affrontements. Notre héros est sauvé de justesse par le gros Barbuche…Voici venu le temps des massacres et de la terreur. Tardi prend son temps pour nous conter ce feuilleton palpitant. 78 pages pour nous plonger dans ces 3 journées de mai. Son récit ne devait se dérouler que sur 3 albums, mais nous aurons droit pour notre plus grand plaisir au dénouement qu'au 4 ème tome. Tardi excelle dans les scènes de rue et dans l'illustration des combats que le format à l'italienne met en valeur. Une grande bande dessinée…Et nous chanterons le temps des cerises…
Titre : Artic-Nation
Titre de série : Blacksad
N° dans la série : 2 
Dessins : Juanjo Guarnido
Scénario : Juan Diaz Canales
Editeur : Dargaud
Prix :  12,60 €
Niveau : Ado-Adultes
Catégorie : Indispensable  
Bibliothèque auteur : BDVO
Auteur de la critique : JS
Date : 27/11/03


 
Blacksad détective privé des années 50 clone improbable de Phillip Marlow et Mike Hammer évolue dans une société américaine raciste sur fond de récession économique. Il enquête, alors qu'on découvre un pendu à un réverbère du centre-ville, sur la disparition d'une enfant à laquelle semble mêlée la société WASP (White Anglo-Saxon Protestant) dont le partit extrémiste Artic-Nation aux adeptes cagoulés est l'organe d' intervention musclée… ça vous rappelle quelque chose ? Le scénario est bien ficelé, sans plus, mais l'originalité réside ici dans le dessin réaliste où tous les humains ont des têtes expressives d'animaux bien choisis (le héros lui-même est un homme à la tête de panthère/Batman noire et blanche) ce qui a pour effet de créer un décalage d'autant plus troublant que corps et décors sont parfaits et que l'album est emprunt d'un certain sérieux s'adressant aux post-ado./ adultes ! Un peu comme le Canardo de Sokal mais au trait moins caricatural.
Titre : Astérix et la rentrée gauloise
Titre de série : Astérix
N° dans la série : H.S.
Dessins : Albert Uderzo
Scénario : René Gosciny
Editeur : Albert René
Prix :  8,60 €
Niveau : Enfants/Adolescents/Adultes
Catégorie : Indispensable 
Bibliothèque auteur : BDVO
Auteur de la critique : JS
Date : 27/11/03



Astérix on ne présente plus, Gosciny et Uderzo nous avaient habitués à des albums d'une histoire complète, mais "la rentrée gauloise" est constitué de 14 courtes histoires parues pour la plupart dans le défunt magazine "Pilote", elles y sont entrecoupées par l'historique de chacune sur papier vieillissant cahier-cadrillé, manuscrite à l'encre mauve par une plume "Sergent-Major" tenue par un élève appliqué ! C'est en fait la réédition revue, augmentée et re-colorisée d'un petit recueil offert il y à 10 ans avec un coffret de cassettes vidéo. Uderzo, à 76 ans, y a rajouté une histoire originale de son cru qui lui a donné l'idée du prochain tome prévu pour 2006 ! C'est la transposition ornithologique du combat de nos "irréductibles" entre un aigle (romain) et le coq gaulois (celui du village). A lire comme une curiosité, par nostalgie… sans perdre de vue le coté compilation mercantile !! Catégorie Indispensable à regret, parce que cette BD est demandée et qu'elle sera empruntée, sinon sa place se situe entre Intéressant et A éviter.
Titre : La maison qui n'existe pas
Titre de série : La femme floue
N° dans la série : 1
Dessins : Dumontheuil
Scénario : Dumontheuil
Editeur : Casterman
Collection : Un monde
Prix : 13.50 €
Niveau : Adultes
Catégorie : Indispensable
Bibliothèque auteur : Médiathèque Saint Gratien
Auteur de la critique : JM
Date : 08/11/2003



 
Un homme chevauche dans la neige à la recherche de la " femme floue ", sa fiancée, dont il ne possède qu'une photo dont l'image s'est abîmée à force de la regarder. Cette quête va amener le cavalier à rencontrer des personnages étranges et à vivre des aventures invraisemblables. Dumontheuil nous plonge dans un univers complètement surréaliste, à la fois drôle, angoissant, imprévisible et touchant, magnifiquement bien servi par le dessin, qui est simplifié, moins travaillé par rapport aux précédents ouvrages de l'auteur, et les couleurs. Une superbe tranche de rêve.
Titre :  La-bas			
Dessins :  Didier Tronchet
Scénario :Anne Sibran
Editeur : Dupuis 			
Collection :  Aire libre
Prix: 12,95   euros
Niveau : Ado-Adultes/Adultes
Catégorie : Indispensable
Bibliothèque auteur : Médiathèque de Pontoise 
Auteur de la critique : As  	
Date : 27/11/03




Bientôt l'indépendance, Alain pied-noir est employé dans une compagnie d'assurance, doit quitter l'Algérie. On devine les déchirements que traverse l'Algérie dans les années 60. Une autre vie l'attend à Paris, une vie de grisaille, loin du soleil et des plages de bab-l'oued. Une autre vie avec des blessures. Cette histoire ou tranche de vie est racontée par la fille d'Alain (Jeanne née en France) sur une voix off. Elle dresse un portrait vu par les yeux d'un enfant sur un père blessé, déraciné. Mais c'est un portrait chargé de tendresse, l'émotion est palpable, intense et vraie. C'est un récit bien mené, sans excès ni apitoiement ni mièvrerie, le ton est juste, pudique, intime. Tronchet est surprenant, apportant une complémentarité avec ses couleurs chaudes qui participent pleinement au rythme du scénario.
 
Titre :  Le char de fer
Dessins : Jason		
Scénario : D'après le livre de Stein Riverton  			
Scénario : (Stein Riverton)
Editeur :  Atrabile			
Collection : Bile Blanche 
Prix :  	17 euros
Niveau :  Ado-Adultes/Adultes
Catégorie :  Indispensable
Bibliothèque auteur : Médiathèque  de Pontoise
Auteur de la critique :  As
Date :  27/11/03





Norvège 1909 dans une élégante station balnéaire, un célèbre écrivain vient profiter du lieu. Une nuit un garde forestier est assassiné. On fait venir Krag un détective raffiné, cultivé (qui par ailleurs à quelques similitudes avec hercule Poirot,) pour enquêter. Une légende va ressurgir celle du Char de Fer, on entend le char la nuit dans la forêt. L'écrivain sert de guide à Krag. On suit l'enquête pas à pas même si on devine le coupable, on se trouve emporté par ce récit lent avec des paysages minimaliste mais très expressif. Les personnages sont représentes par des animaux avec des expressions très simples, ce qui ne retire rien à la réussite de cette bandes dessinée
 
Titre : La légende de Robin des bois
Dessins :  Manu Larcenet
Scénario : Manu Larcenet		
Editeur :  Dargaud			
Collection :  Poisson pilote
Prix :  	9,44	euros
Niveau :  Ado-Adultes/Adultes
Catégorie : Indispensable
Bibliothèque auteur : Médiathèque de Pontoise
Auteur de la critique : As
Date : 27/11/03



Dans Robin des Bois, c'est un héros qui a mal vieilli. Il est devenu myope, édenté et atteint du syndrome du " Sieur Alzeimer " qui le fait tressaillir sur des chants d'Anny Cordy et de Carlos. Pour retrouver ses esprits, il recevra de temps à autre un coup de gourdin de son fidèle compagnon Petit-Jean. Robin provoque ainsi quelques méfaits (occire un ou 2 touristes) sur les sentiers de la forêts de Rambouillet. Le fameux shérif Nottingham tout aussi vieux que Robin, fait intervenir Lord Greystoke (Tarzan lui aussi très perturbé) pour que cesse les méfaits de ce malandrin décati. C'est dans cette joyeuse atmosphère qu'on se dilate la rate dès les premières planches. Les dialogues sont savoureux à souhait. Le graphisme est très simple et pourtant une multitude d'expressions s'échappe des visages de ces héros.